Apprendre l’allemand en secret

Le ciel s’écarte devant le marbre bleu. Trouble toujours. Quand on fait le tour de la question. On descend sur toi. On descend sur toi. Des branchages cachent ton visage. On ne se voit pas, on sent nos intestins. Je reviens sur ta dernière selle, pas acceptable. Miroirs de crachoir pour t’exercer à rendre ton coeur. Un gros morceau rouge qui partira chez le boucher. Notre viande se consume. Et si seulement. C’est désespérant, jamais d’espoir. Un crâne dans un bowling. Crâne. La terre, une quille. La quille pour qui, pour quoi. Il en reste toujours, du temps, dans les interstices. Comme du sable. Ah tu y penses le sablier hein. Et bah moi, non pas du tout, rien à foutre. Rester debout? Pour quoi faire? Pour te pisser dessus? Et si seulement. Tu glisses sur la joie commune. Toujours un temps d’avance. Toujours une pensée pour le sable qui va rester. Les petits morceaux. Les petits restes. Immobile, tu as peur. Sentir le temps passer dans ton ego. Sentir le désir s’évanouir. Sentir le corps qui meurt. Avant ton esprit. Des petites cellules de prison qui se détruisent, sans pour autant te libérer. Il en reste tellement. Il en reste toujours. Tu sens encore la pisse. Cette invisible pente descendante. Ah tu crois que là haut tu peux l’éviter? Au dernier étage? Non, cette pente est pour tout le monde. Même si tu parles en italien. Même si tu sens le chien. Même si tu as beaucoup d’amis. Même si tu écoutes de l’electro. La chair s’étrangle déjà du plaisir de se détruire, blême, livide. Un corps, un drap, on ne sait plus. La tombe. Ils te téléphonent déjà. Ils veulent avoir de tes nouvelles, savoir si c’est pour bientôt. Enfin. Parce qu’on se demande vraiment. Quand ça va arriver. Ce qu’il faut faire pour ne pas faire que des choses en attendant mais aussi des choses qui permettent de ne pas y penser. De ne pas y passer. L’indifférence, l’hyperactivité, l’hyper-salivation, l’abondance, la surabondance. Manger, bouger? Une balle dans un estomac plein. Le hamac de l’illusion permanente. Ah la désillusion, ça non jamais. Ne jamais s’inquiéter en public. Apprendre l’allemand en secret.

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