Golem

Goodnight Loving « Arcobaleno » 12″ (Wild Honey)
Ce groupe américain s’est adjoint les services d’un gars des Mojomatics pour enregistrer ce nouveau disque sur un label italien. Un son très chaud vient donc soutenir tantôt une pop garage enjouée avec orgue tantôt une mélancolie country folk aux choeurs soignés. Le gars des Mojomatics sort même la lapsteel sur « Sweet Clover » sans pour autant qu’on se dise qu’ils en font trop. Les mélodies sont habilement soutenues par les voix des cinq musiciens puisque tous passent au micro au fur et à mesure de ce disque. Bref cinq chansons sans faille et une face b muette mais picture-disc. Du beau travail artisanal.

The Golden Boys « Do the electric wolfman! » LP (Daggerman/Alien Snatch)
Nouvel album pour ce groupe qui comptait dans ses rangs à ses débuts le fameux James Arthur (Fireworks/Necessary Evils). Enregistré entre Lincoln (Nebraska), Memphis et Austin avec notamment l’irremplaçable Mike Vasquez (Lord High Fixers) ce « Do the electric wolfman! » est un album classieux de musiciens qui ont déjà bien roulé leur bosse. On pense aux approches décomplexées d’un Reigning Sound, Viva L’American Death Ray, Harlan T Bobo ou même Deadly Snakes. Un son ancré dans le coeur de l’Amérique et auquel les Golden Boys ont attaché plein de petites idées bien à eux, souvent avec l’aide de Greg Ashley (Mirrors) sorcier psyché de San Francisco.

The Chinese Restaurants « River of shit » 7″ (S-S records)
Produit par Mattin (Billy Bao), les Chinese Restaurants sortent leur disque sur le label de Scott Soriano. Sur la pochette il y a des gens en contre jour dans ce qui ressemble à une mine. Au verso une fille qui écoute son baladeur et un mec en casque qui parle dans son talkie walkie. Entre les deux une rivière de merde. Comme celle qu’on entend dans la bouche de son boss. Comme celle qu’ils ont entendu dans la bouche du président des USA. Oui le nouveau. Le groupe le sample, le brouille, le court-circuite sur la face A sur fond de Krise-Rock Wire lourd et indéboulonnable. Sur la face B, l.f restaurant, keith restaurant et janus restaurant lacèrent deux morceaux perce-oreille de rock crasseux plein de bile aux noms forcément évocateurs: « work is a drag » et « queen of the shanks ». Ils signent avec « providing essential necessities as a virtue of something to which one belongs ». Excellent. Un nouveau 45t est sorti récemment sur le même label et le groupe compte maintenant dans ses rangs Robert des Country Teasers.

Dead as a Dodo « Ugly Babe » 7″ (Yakisakana)
Premier 45t de ce groupe nancéen sur le toujours recommandable label rouennais Yakisakana. Deux morceaux furieux et enlevés qui claquent dans les espaces comme les Magnetix et filent tête baissée comme les regrettés Immortal Lee County Killers. Les gars revendiquent d’être devenus tarés dans une cave ce qui n’est pas étonnant vu le nombre de « caves de l’amour » (dixit a.h kraken) qui fleurissent / moississent entre Alsace et Lorraine. Tout cela pour dire que oui ce 45 descendra parfaitement sur votre platine entre deux quiches crues.

Capputini i’Lignu LP (Jeetkune)
Ne vous fiez pas à la pochette assez laide de ce premier album du duo romain dans lequel on retrouve Cheb Samir (Crack Und Ultra Eczema, Normals, Black Souls of Leviathan…): on tient là un gros morceau de blues sale, saoûl et sombre. Le disque commence par ce qui pourrait être une musique de film de l’ouest. Mais on retombe vite à l’EST, dans la grande triple alliance, division italienne. Chaud, moite, visqueux les morceaux de la face A ne lâchent rien. On flip pour test. Un rock 50s chauffé à blanc. Pas de half-steppin’, le vrai truc. « Wang-Dang Doodle » précipite l’envoûtement, Cappu’ a plus d’un tour dans son sac. Grand album.

Home Blitz « Perpetual Night » 7″ (Almost Ready)
Le jeune new-yorkais Daniel Di Maggio fait évoluer son projet Home Blitz, d’un son lo-fi anguleux à quelque chose de nettement plus glam punk/power pop sur ce single. On retrouve le mordant de ses disques précédents mais avec une production bien moins rapeuse et un bon paquet d’accroches nerveuses et bien envoyées dès la première face. C’est déstabilisé mais curieux d’en savoir plus qu’on découvre « Murder in my heart » qui rajoute une couche de mélodie, confirmant ainsi la première impression. Suprenant – pour qui le connaissait précédemment – mais diablement convaincant.

Eat Skull « Jerusalem Mall » 7″ (Woodsist)
Encore des déglingos de première division en provenance de San Francisco, qui (re)devient l’épicentre d’une foultitude de groupes essentiels (Moon Duo, Mantles, Fresh & Onlys, Nodzzz, etc.). Sur la pochette une fillette. Morte. Une grosse pierre à ses pieds. Provoc’ mais pas en toc le groupe délivre sur la face A un poison sonore insidieux, les guitares sont autant de serpents fourbes en pleine attaque. On croit succomber illico mais le premier morceau de la face B, « Dont’ leave me on the speaker », plus clair, plus 60s apaise brillamment nos plaies. Intelligence et Oh Sees sont dans le secteur. Entêté le groupe ne manque pas de nous achever avec « Thank you! Smokebreaks », no brainer minimaliste à la saturation finement étudiée. Un gang à suivre.

Timmy’s Organism « I’m a nice guy now! » 7″ (Cass)
Le leader déjanté des Clone Defects et de Human Eye essaye de nous faire croire sur ce single qu’il s’est racheté une conduite! Photos à l’appui et avec des paroles hilarantes (« I use to eat garbage / Now I eat steak / I’d steal from the thrift store / Now I donate / I’d punch old ladies / Now I walk em…), il envoit un mid-tempo bien accrocheur à la Dead Boys. Sur la face B, il s’aventure sur les terres de Personal & The Pizzas avec un slow tout dépouillé sobrement intitulé « Cold Pizza ». Quel numéro ce Timmy!

The Liminanas « Je ne suis pas très drogue » 7″ (Trouble In Mind) / « I’m dead » 7″ (Hozac)
Ce merveilleux groupe de Perpignan marche brillamment sur les traces des regrettés Bellas avec deux 45t sortis coup sur coup sur des labels de Chicago, Trouble In Mind et Hozac. « Je ne suis pas très drogue », construit sur un implacable groove basse en avant/orgue/fuzz et son dialogue inoubliable à la Philippe Nicaud (« – tu veux un cachou? – non merci, je ne suis pas très drogue…) met d’emblée la barre très haut. Le flip « Berceuse pour Clive » est un quasi-instrumental – quelques paroles parlées – en forme de comptine sixties magnifiquement vaporeuse. « I’m dead » et son irrésistible élan 60s, savamment entretenu par la chanteuse, a tout du hit immédiat. « Migas 2000 » aux faux airs de « Bonnie & Clyde » est presque la chanson soeur de « Je ne suis pas très drogue » et fera remuer les corps inlassablement. D’ailleurs la chanteuse le dit « continuez de remuer… ». Mais elle part cuisine je crois. Peu importe finalement, la tambouille est irrésistible. Et malgré le fait qu’Hozac ait fait graver sur le disque « Keep yo hands off our bands », je me ferai un plaisir de sortir prochainement un nouveau 45t des Liminanas.

Bosom Divine « s/t » CD / LP (Les Disques Steak)
Longtemps attendu, voilà enfin le deuxième album du gang des frères Féchiolles l’un des plus dangereux crew de l’hexagone. On ne plaisante pas avec ces individus extrêmement bien fichés chez Securitas. Avec à leur actif une floppée de braquages prestigieux en compagnie de frères d’arme anglo-saxons (Viva l’American Death Ray, Kid Congo…) ou suisses (Roy & The Devil’s Mortorcycle), le Bosom veut tout, tout de suite. La production est à la hauteur puisque c’est le renommé Jérémie Taubes qui s’y est collé: un son chaud et rond, bien en basse et des guitares comme des râpes à fromage sur les pâtes de la mama. Des efforts de construction évidents (les breaks funk-punk de « Hangover », la frénésie débordante de leur sublime reprise de « Revenge of the nerds »…), un orgue qui chatouille et surtout des doses herculéennes d’adrénaline au service d’un rock’n’roll sec et compact. Au milieu de cet album massif le groupe s’accorde quelques décontractions comme ce « I just don’t know », sommet de plénitude electrique et symbole d’une maîtrise acquise sang et sueur sur le terrain. Leur « Sweet same desire » témoigne, harmonica à l’appui, de ces innombrables butins fastueusement dépensés dans des marathons de débauche moites comme leur bayou natal. Entre les expérimentations à l’étouffée de « Kinky rock » et la platrée goudronnée de « Boso Song », le gang ne s’interdit rien et achève bien son auditoire avec l’ouvertement psychoactif « No exception ». Une vraie démonstration. A mettre entre toutes les oreilles.

FNU Ronnies « Golem » K7 (Fan Death)
Après une introduction futuriste et gothique c’est une succession de bruissements électroniques, accélérations industrielles et autres échos nocturnes en pagaille. Mon radio K7 a rendu l’âme depuis.

Liaisons Dangereuses « Live @ Hacienda 07071982 » LP (Ikon)
Si vous avez suivi un jour ou l’autre les aventures de l’incontournable groupe indus punk allemand Deutsch-Amerikanische Freundschaft (DAF), vous connaissez peut-être Liaisons Dangereuses, le projet de Chrislo Haas l’un des membres fondateurs. Avant-gardiste le groupe aborde dès le début des années 80 la musique électronique répétitive et les collages sonores avec une énorme énergie punk doublée de paroles alternativement en français, allemand, espagnol, anglais…Nous voici ici face à enregistrement live de 1982 lors d’un set du groupe au célèbre club anglais l’Hacienda. Le son est très bon et les morceaux dépotent sévère, témoignant une fois encore de l’invraisemblable et radicale machine à danser trempant dans une folie crépusculaire.

Nerve City « s/t » LP (Sweet Rot)
Avec seulement une poignée de singles et un très bon 10″ – chroniqué sur ce blog – à son actif, le jeune Jason Boyer s’est déjà fait une belle réputation. Un bouche-à-oreille (ou plutôt clavier-à-clavier) intense s’est donc tout naturellement créé autour de la sortie de ce LP, sous titré « Recordings 2007-2008″et qui précède un 12 » sorti récemment sur Sacred Bones. Cet album donne l’occasion de se plonger davantage dans la créativité débordante du Jason. Le disque est un fin mélange de morceaux bizarro-surf (« I am alive », « Living wage »…), blues déglingos (« Junkyard »), introspections cryptiques (« The Creek », « Mothers », « The end »…), de variations 60s détonantes (« Disaster ») ou de slows déchirants (« Gone »). Et puis il y a des morceaux d’une intensité rare comme ce « Holy Ghosts » mémorable au rythme trépidant et à l’orgue acide. Au final difficile de ne pas être épaté par une telle versatilité, doublée en plus d’une production maison soigneusement mitonnée. Grand disque.

Les Bavarians « Les plans d’une nuit » 7″ (Pouet! Schallplatten)
Enfin un disque pour cette célèbre escouade orléanaise, l’un des rares combos hexagonaux à pouvoir supplanter la « fameuse » énergie scénique de nombreux groupes américains. Même s’il est quasiment impossible de restranscrire l’intensité baveuse de leurs incartades ensanglantées dans les bars les plus foireux de la capitale, la production du disque tient bien la route, sèche et au service de ce groupe à texte. Car oui Les Bavarians, même dans leurs éructations les plus G.G Allin-esque restent un groupe à texte. Leur « Plans d’une nuit » séduiront sans nul doute les fans d’Asphalt Jungle ou de Gregoire 4, on y retrouve la même verve goguenarde, le verbe haut sans pour autant laisser la guitare en bandoulière. Le flip ne décoît pas non plus puisque « Kamikaze de l’amour », un des moments forts de leurs shows, est un mid-tempo percutant qui met particulièrement bien en valeur la sauvagerie salvatrice de ces têtes brulées. Pouces haut.

PC Worship Mutant Soul Band « Live Reduxion » 7″ (World War/Shdwply)
Tout débute par une sorte de rêve déliquescent, un truc beau mais dégoulinant qui suinte d’un kaléidoscope bon marché. Le deuxième morceau(« Wake up in the dark and there’s nothing going on ») vire rapidement au délire saxo-fou sur fond d’accords répétitifs, confirmant les défiances décelées plus tôt. La face B élargit le terrain glissant et la pente savonneuse et amplifie les effets slime et les vapeurs suspectes: on tient là des freaks de catégorie 1. A suivre.

No Balls « s/t » LP (Permanent)
Echappé de la fratrie Brainbombs, les allumés scandinaves de No Balls cultivent sur cet album la répétition et la densité sonore avec une maestria peu commune. Refusant toute forme de groove, de relief, de mélodie No Balls assume sa radicalité, lance le « suffering contest », fignole le superbe « a dull moment » et nous achève avec pas moins de « 1000 needles ». On en redemande.

This Heart Electric « Polar » 7″ (Die Stasi)
Le label Die Stasi continue son exploration de l’underground américain avec This Heart Electric, projet solo dingo en provenance de Floride. La face A évoque une sorte de sorte de soul carbonisée, drum-box au cou et jukebox aux fesses, on ne sait pas trop où ça va mais on a envie d’y aller. La face B débloque une rythmique plus claquante vite rattrapée par un chant d’alien accroc à l’hélium. Quelque part entre Kim Fowley et les Sparks des 80’s. Avec une grosse surdose d’UV.

The Rebel « The Race Against Time Hots Up » LP (Junior Aspirin)
C’est le grand retour de Ben R. Wallers. Le leader des Country Teasers avait sorti il y a quelques mois sur ce même label Junior Aspirin un LP intitulé « Incredible Hulk » qui, bien que difficile, totalement vrillé et en chute libre, témoignait d’une nouvelle énergie (verte?) et d’un net regain de créativité / colère. Regain confirmé sur un récent split 12″ particulièrement expérimental avec l’artiste américain Bo Knows. Mais voici « The Race Against Time Hots Up ». Le texte de présentation du disque, dans le style inimitable de Wallers, indique presque clairement que c’est une tentative d’album « pop ». Même si les premiers morceaux font croire à un nouveau pied-de-nez, les morceaux 5 et 6 (les sublimes « J-Lo Green A1 » et « To the Future or to the Past: Greetings! ») dénotent une rare ouverture. S’ensuit la très belle trilogie « Maureen » (G. Welsh, réinterprétation de G. Welch et reprise de Sade). Parfaitement appliquée, sombre, presque folk puis douce et d’un charme quasi suranné. Et de nouveau des compos de haute volée sur le reste de la face B comme ce « Keen Air for Chasseur John ». Chapeau haut, chapeau bas, chapeau fragile.

Puffy Areolas « In The Army 1981 » LP (Siltbreeze) / « Rock’n’Roll express » 7″ (Die Stasi)
Sur la pochette nos trois malfaiteurs sont bave en bandoulière sur fond de poster Risk, tâches de sang, couteau, mitraillette et d’un tag « movie album ». Le décor est planté. On n’est pas surpris que ces gaillards viennent de l’Ohio. Le racket de le face A a quoi remuer n’importe quel afficionados des Stooges, Electric Eels ou Rocket From The Tombs. Mais si ces noms viennent vite en tête c’est que le chaos est foutrement bien dispersé, le son émeute-dans-ton-salon joue pour beaucoup de même que la conviction de musiciens qui avec des brulôts comme « 1981 » ou l’épique « Get me out of Houston » frappent un grand coup d’entrée. Encore plus âpre la face B montre tout ce que ces énergumènes ont dans le bide. Un premier album soufflant de hargne. Le groupe a récemment réédité ce tour-de-force sur un 45t sorti chez Die Stasi.

The Mantles « Pink Information » 12″ (Mexican Summer)
J’aurais pu vous parler ici du premier LP de ce groupe de San Francisco sorti sur l’an passé sur Siltbreeze et qui fréquente encore très allègrement ma platine. Avec une pochette qui semble sortie de « Found Magazine », le disque – enregistré par Greg Ashley, sorcier de San Francisco qui enregistre pléthore de bon groupes – est aux premiers abords d’un classicisme complet (influences Velvet, The Clean…). Mais les chansons se sont révélées au fil des écoutes des merveilles de construction, d’harmonie, de finesse. Suite à ce disque, heureusement plutôt bien accueilli, les Mantles auraient pu se reposer sur leurs lauriers et cultiver soigneusement leur « savoir-faire ». Mais avec ce nouveau 12″ sur Mexican Summer, ils le mettent au contraire en danger. Du moins sur le papier puisqu’ils ont invité à la production un gars des Teenage Panzerkorps (également sur Siltbreeze). Lequel n’a eu de cesse bien sûr de zigouiller leur tintouin à grand coup de fuzz. Mais…le résultat aussi surprenant soit-il est encore meilleur que sur leur LP. Le génie des compos éclate comme troposphère à 15km de l’espace, c’est beau comme une balade ensoleillée dans les collines de la Bay Area puis comme un orage violent sur le Bridge. Très très grand groupe.

Scorpion Violente « Rome Violente » 12″ (Bruit Direct)
C’est le duo dance version « Grande Triple Alliance de l’Est »: faussement technique, vraiment niqué. Nos deux gaillards aux pseudos de mercenaires cuvent de l’électronique pornographique dans un coin d’architecture. S’obstinent sur des notes, des combinaisons. Montent le son car il faut que ça sèche net la communication de proximité. Ils font ça avec l’aplomb de survivants balafrés mais la froideur affichée n’est qu’un gel psycho-activé: en leur for intérieur ils bouillonnent de crasserie punk à la bière chaude. Sous leurs ongles noirs ils font des miracles, catapultent un énorme night club suitant dans un PMU sordide de rase campagne, séquestrent le taulier à coup de jack et font péter les réserves dans une volée de tables. Même dans ton bunker ils viendront te chercher. Tu les entends. Ils sont là. Scorpion Violente.

Tokyo Electron « AZ238 » LP (FDH/Certified PR)
Encore un de ces disques qui squattent la platine avec force. Tokyo Electron, on s’en souvient avait partagé une tournée européenne mémorable avec Angry Angles et les Reatards il y a quelques années. Ce disque en provenance directe du fin fond de l’Arizona est à mon sens l’un des plus beaux hommages à la fougue de Jay Reatard. Une fougue qui vient du plus profond des tripes, qui fulmine, tournoie, perce les entrailles comme un monstre enfermé qui comprend qu’il ne sortira jamais. Tokyo Electron a cette fougue là, punk, sauvage, pure et ils s’en nourissent, tout comme ils s’alimentent des grands espaces qui les entourent et qui ont influençé avant eux tellement de musiciens passionnés. Au final ils obtiennent un album d’une grande classe, fin, nerveux, vivant, très vivant. A ne pas manquer.

Le Sang Song « s/t » (Dragnet)
Voilà un de ces disques qui ne quittent ma platine depuis des mois. Il s’agit d’un projet d’un ami des A Frames. C’est d’ailleurs Min qui sort ce LP sur son label Dragnet. Alors qu’a t-on là? Tout simplement une superbe guirlande de chansons bricolées / enregistrées à la maison. Naviguant à vue entre pop, garage, surf ou psyché, au gré du vent sans contrainte aucune notre bonhomme fignole de superbes morceaux, souvent avec seulement une guitare et une boîte à rythme. Là où un Lars Finberg cherche parfois des constructions assez complexes ou un enregistrement particulier lui maintient une approche très simple, très intuitive y compris dans l’enregistrement. On pense bien sûr aux débuts de K Records, à tout ce savoir-faire du Northwest américain mais c’est ce large spectre que Le Sang Song concentre de manière artisanale dans cet album étincelant que je recommande vivement.

Rot Shit « You’re Welcome » 7″ (Columbus Discount)
Ce nouveau 45t du groupe de Pittsburgh tient en un mot: intensité. « Dead » la chanson de la face A est une tuerie free punk bien tendue dans lequel le groupe – pas avare de second degré – balance un mémorable « 2009 punk’s finally dead / Mike Sniper shot it right in the head » avant une final saxo foufou « à la Bill Clinton » avec en invité le gars de Teepee. Sur le flip, le groupe enfonce le clou sur fond de hardcore punk sans concession en raillant Williamsburg ou la folie des grandeurs des groupes locaux. Splendide.

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