Abyssin

Quelques mots quand même sur certains concerts vus ces dernières semaines.

Le 21 Juin dans le petit bar mod « Ne Nous Fâchons Pas », le duo heavy-garage australien Digger & The Pussycats s’est époumoné sur quelques courtes mais lourdes chansons à ressort, un peu comme si les Magnetix avaient écouté AC/DC au lieu de Link Wray…mais sans les coups d’éclair géniaux des bordelais. Les deux groupes partagent pourtant un 10″ sorti récemment sur un label de Nancy.

Après on a filé à la Mécanique pour voir les Dum Dum Boys. A l’entrée du passage Thiéré, nous assistons à d’étranges danses en pleine rue. Une ambiance de transe collective sur ce qui ressemblait à une sorte de ragga-techno futuriste, bruyant et très intriguant. Les gamins en sautaient sur les bagnoles. Comparativement l’ambiance était bien plus calme à la Mécanique. Atmosphère bien moite dans la salle et un grand show des Dum Dum Boys. Plus proto punk et moins psyché fuzz que d’habitude. Avec une paire de chansons en français plutôt convaincantes. Et quelques hits de leur cru. On remonte à l’air frais. Il y a encore beaucoup de monde dans les rues mais les gamins du Passage Thiéré sont partis.

Le 29, le Point FMR était rempli pour Liars. Belles lumières, quelques bons moments mais un show trop express pour qu’on puisse rentrer sans une pointe de déception. Un show qui n’était pas à la hauteur du grand fatras blanc organisé lors d’un concert surprise pour la sortie de leur premier album il y a quelques années au Nouveau Casino. Dommage car le groupe a pourtant évolué depuis dans une direction bien différente mais probablement plus difficile à restranscrire sur scène.

Le 14 Juillet un orgue massif et une grosse rythmique en sueur accueillent les débuts d’Hélicoptère Sanglante chez Zak. On était tout proche des palmes. Manoeuvres délicates mais captivantes, secousses sans rescousse et lentes poussées orageuses au microphone: l’Hélicoptère a réussi son bourdonnant petit tour de carrelage. Avant de se poser sur le pavé, between a rock and a hard place.


Photo: Baldo

Quelques jours plus tard dans un célèbre jardin parisien, le bouillant Mahmoud Ahmed a fait démonstration de son formidable groove à l’éthiopienne. Le groupe qui l’accompagne comprenait notamment deux saxos bien en avant et un guitariste qui -heureusement- n’a lâché son vilain solo qu’en toute fin de concert. Ahmed, très expressif, sourire aux lèvres, défie les lois de l’âge et du swing d’énergiques déhanchés, mouvements de bras et surtout d’épaules, les plus subtils et hypnotiques. Saccadée, flottante, enivrante la musique de Mahmoud Ahmed est un surprenant tourbillon soul qui semble pouvoir traverser tous les continents avec la même élégante aisance. Ne le manquez pas quand il passera près de chez vous!

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