25 fois « c’est ce soir »

Cinq mois de concerts à Paris…

Le premier concert de l’année est toujours important. Psychologiquement. C’est le premier divan, le sens du diagnostic, l’intelligence des spatules. Pourtant, c’est sans trop réfléchir mais sûr d’un instinct transcendé par une bonne avant-soirée que nous nous rendâmes à la Générale pour le concert des MEC (Motards En Colère). Après tout ils aiment la bière et les tartiflettes. Nous ne sommes pas si différents, nous, piétons. Quelques superbes projections vidéo murales dépeignent la « tribu », les compétitions, la frime, le sombre bitume sur lequel ces dompteurs de bolides glissent dans de très voyantes tenues. Et puis il y a la musique. Les musiciens avaient des casques. D’authentiques casques moto. Ils posaient un ou deux genoux par terre, penché sur leurs « machines ». La musique des MEC canalise parfaitement la violence routière. Les basses sont écrasées comme des accélérateurs. Les textes minimalistes – et hilarants – sont scandés de manière hachée, noyés dans des effets « mac drive ». Des histoires de contrôle technique, de « connards de garagistes, 4000 euros va te faire enculer » ou des petites choses gentilles comme ça:

« dans la foret des lapins marchent tranquillement
alerte! moto verte!!!!
un petit gosse bien tranquille avec les copains
alerte! moto verte!
fuite de carburrraaaaaaant……….. »

J’ai pensé très fort à Ich Bin. Je me demande s’ils ont des motos en Corse. Bon après ça on était tout fou bien sûr. On a marché sur un tapis et on fait la chenille sur Hardline Elephants et Eats Tapes, les deux bons groupes cainri qui passaient après. Un grand bol d’or frais à Belleville. Un bon premier concert (vous pouvez l’écouter en intégralité ici), l’après-soirée fût également très réussie.

Quelques jours plus tard, au Picolo à St-Ouen, les Barrocks organisent le retour scénique des Dragueurs, groupe-hommage au film du même nom de Jean-Pierre Mocky et premier défouloir francophone de Jon Von (ex Rip Offs) quand il débarqua à Paris de son Amérique natale il y a quelques années. Voilà un bon moment qu’ils n’avaient pas joué, une simple répèt’ semble leur avoir donné envie de refaire un show. Dans leurs tenues rayées de marins et après quelques boissons faisant honneur à cette profession si menacée, ils avaient fière allure les Dragueurs. Peut-être gêné par quelques pains pourtant tellement humains, Jon Von déclare jovialement cette phrase géniale: « Ok, vous avez payé 5 euros pour ce concert alors je vais refaire cet accord correctement ». Et le groupe de reprendre de plus belle leur garagepunk-sixties minimaliste et blagueur.

Blagues toujours le 27 au Chiquito où les facétieux Bosom Divine fêtaient en musique l’anniversaire de leur gourou. La bonne humeur était donc de mise et, le gourou Mox ayant bien mangé, il autorisa même à l’un de ses plus fidèles disciples – un certain « Olivier L » – de faire un tour de chant avec son orchestre préféré. Batailles de mèches, cris hystériques, reprises/ »cover » endiablées: la petite cave avait soudain des airs de bayou brumeux. Dans cette moiteur cotonneuse, les Bosom et leur invité prestigieux ont fait rouler le bon vieux temps du rock’n’roll. Comme des faux airs d' »Introducing the young and savage… », de « Meet the… » ou de « France’s newest… » avec quelques années en bonus et un peu de chambre à air. Mais une bonne dose de classe…pour des cancres en blanc de travail.

En matière de pitreries scéniques, le groupe formé par King Khan et BBQ – qui jouait à la Maroquinerie le 7 Février – est normalement imbattable. Le problème en l’occurence est que nos compères se retrouvaient programmés dans un festival au milieu d’artistes assez éloignés de leurs univers déjanté. Leur set fût donc bien court et malgré des tenues toujours saillantes, le cocktail explosif qu’ils bricolent d’habitude sur scène à coup de doo wop/r’n’b/garage punk sauvage n’a pas totalement pris. Pour les non initiés il aura constitué malgré tout une belle mise en bouche à leur deux excellents albums.

Deux jours plus tard ambiance radicalement différente à la Générale où Anla Courtis – échappé du fameux groupe psychédélique argentin Reynols – mettait en musique avec l’aide du collectif French Doctors (de la clique Bimbo Tower, également backing-band deluxe de Damo Suzuki) des courts-métrage inédits réalisés dans son pays au début du XXième siècle. Images fugaces en noir et blanc, destinées brouillées, on traque l’historique ou l’insolite au détour d’une séquence alors que les musiciens, très concentrés, ne tombent pas dans l’exercice trop scolaire de la synchronisation parfaite. Le ton général est plutôt posé avec quelques passages plus enlevés et notamment un moment précis où Anla fait soudain ressurgir ce son vrombissant et soufflant qui a contribué à la renommée de son groupe.

Le 9 au même endroit c’est dans une ambiance electrique mémorable que Cheveu  (photo) achève magistralement (malgré un son un peu léger) une après-midi/soirée dominicale de haute volée. Le trio Pussy Patrol avait un peu plus tôt donné le ton en tabassant un punk rock primaire et brinquebalant, exercice d’équilibristes épilleptiques puisant sa force dans le credo « Do it Yourself » trop souvent oublié par les groupes actuels (cf « Guitar Shop Asshole » des Oblivians). N’oublions pas non plus le trio de choc et de fureur Tourette/Nipi/El G pour un exercice de noise qui rape avec des traiteaux, un bonnet et les fameux moulinets de bras de Tourette. Et puis bien sûr le Club des Chats, plus sautillants que jamais. Au resto chinois on a essayé d’imiter le batteur De Rinchy avec des baguettes. Oh et puis tout ça s’est terminé dans un « pogo d’anthologie ». Je n’ai pas résisté, j’ai plongé dedans à un moment, c’était bien.

Deux jours plus tard, je suis ravi de retrouver Ben Wallers à la Générale. Il avait un bonnet avec un drapeau canadien. Enfin je ne me souviens pas bien. Il discutait avec un gars des Hospitals. Le gars vendait des K7. J’ai dit « super des K7 » et j’ai regardé la belle pochette. Je crois qu’il y avait Ronald Regan et du sang. Quelque chose comme ça. Pendant ce temps là On Fire et Liberez ont joué. Je n’ai pas vu ni entendu grand chose du fond de la salle. Ensuite c’était le concert de The Rebel (photo). Grand moment comme toujours. Il y a dans cette musique quelque chose d’à la fois triste et extatique, touchant et révoltant. C’est un mélange de contrastes assez forts, sous couvert d’une musique qui déraille et d’un petit bonhomme avec son chapeau de cowboy. Et sa femme à la batterie. Après c’était au tour des Hospitals. Ils sont maintenant quatre ou cinq. Dont un gars des Hunches paraît-il. C’était un grand fracas nowave/noisepunk. Je n’ai pas retrouvé le charme de la performance dégoulinante à deux mais bon dans un autre genre c’était pas mal non plus.

Le 16 à la Maroquinerie, c’est sur un coup de tête nostalgique que je suis allé voir les Girls Against Boys. Ouh la la. Vilain gros son. Sound check bourrin. Un concert qui casse les oreilles. Je n’ai pas retrouvé grand chose du groupe que j’ai apprécié un temps, à la bonne époque du label Touch & Go. Heureusement la soirée avait débuté avec les Ponys de Chicago. Oui le groupe qui quelques années plus tôt jouait devant 10 personnes au Gambetta Lounge. On dit qu’ils ont la grosse tête maintenant qu’ils sont sur Matador. Bon c’est vrai ils ne souriaient pas beaucoup. C’est vrai, ils ont un nouveau guitariste (et pas mauvais, un ex 90 Day Men). Et un nouvel album sur Matador. Et de bonnes nouvelles chansons!! De la pop nerveuse, pas trop sirupeuse, un petit coup de new-wave mais pas de lasers ni de gadgets, un coup de garage psyché fiévreux mais pas de postures pseudo-mystérieuses. En fait les Ponys avaient bien compris où ils étaient et ils savent où ils vont. Tant mieux!

Fin Février le groupe Cheveu était lui en Belgique. D’abord à Bruxelles. Ambiance gare désaffectée/fin du monde. Le Ton Mité qui grimpe sur les grillages. La chenille sur Poni Hoax. La folie sur Cheveu. Même chose avec pas de voix et du whisky le lendemain dans l’excellent bar The Pits à Courtrai. 18 Ans de punk rock là-bas et des tags de toute la planète.

Le 2 Mars dans la cave du Zorba et dans une ambiance particulièrement surchauffée le groupe bordelais The Weakends enchaîne quelques brulôts garage-punk à peine déstabilisé par une coupure de courant intempestive. Ils se payent même le luxe d’inviter Jared, bassiste des fameux Black Lips d’Atlanta pour un morceau particulièrement sauvage. A force de traîner avec le groupe américain les Weakends ont su trouver – au moins en partie – le formidable enthousiasme juvénile qui fait d’eux l’un des meilleurs groupes scéniques du moment. Comme en plus leurs compos tiennent la route, on ne manquera pas de suivre de près leurs prochaines sorties vinyliques.

Dans un tout autre style, le show web tv do-it-yourself « Big Purple Van Club » faisait son show le lendemain au Divan du Monde. Le fameux van était bien garé devant l’entrée de la salle. Les mini-concerts de la soirée se sont déroulés pour moitié sur la scène et pour l’autre moitié dans le van avec retransmission en direct sur écran géant. L’atmosphère complice d’un cabaret improbable voire l’esprit de troupe se sont rapidement fait sentir, l’équipe organisatrice – composée en grande majorité d’artistes – dansant volontiers sous les projecteurs pendant les différents concerts. Le public a bien sûr fortement apprécié cette bonne humeur communicative et l’ambiance est montée en flèche tout au long de la soirée. Le Club des Chats (photo) a ouvert le bal au milieu de ballons multicolores. Le Ton Mité a épaté la galerie sans le moindre instruments mais avec quelques figures en papier, une bonne dose de cette précieuse imagination enfantine et une présence assez captivante. Ton Ami avec un simple clavier et des chansons d’une autre planète a également réussi un numéro remarqué. Oso El Roto, plus excentrique que jamais, a laissé de côté sa sauvagerie pour un moment de poésie brute plutôt convaincant. Grandpamini, Xerak ou les artistes rap ont également montré des approches interessantes et originales de musiques pourtant gavées de clichés de nos jours. Bref, une belle soirée qui j’espère en appellera d’autres.

Le 11 au Gambetta tout le monde attendait de bien ferme le terrible groupe messin Plastobéton mais ils n’étaient pas au complet. C’est donc l’un de membres du groupe qui a ouvert la soirée avec son projet Feeling of Love. Un one-man-band qui détonne, flirtant avec la froideur sèche de la nowave originelle tout en malaxant vigoureusement un garage-blues bien mal peigné. Joli coup une fois de plus! C’était ensuite au tour de The Dreams, nouveau duo de La Grande Triple Alliance de l’Est de faire ses débuts parisiens.

Le 13 à la Générale, le duo franco-japonais Jacklean Kikuko donnait son dernier concert – avant une pause qui j’espère ne durera pas – dans le cadre d’une expo. Y’avait un gars au bar qui préparait des cocktails à 5 euros avec un calme et un aplomb assez étonnant face à la frénésie des pique-assiettes. Ces derniers, pour la plupart, ne sont pas restés pour le concert. Dommage pour eux. Dans une sorte de renfoncement, en dessous du public, les groupes étaient comme dans une mini piscine vide, scrutés d’en haut. Peut-être stimulé par cette étrange disposition, Jacklean Kikuko a joué une fois de plus avec la glace et le feu, la danse et l’immobilisme, l’Europe et l’Asie. Enfin j’extrapole un peu.

Le 24 à la Générale, grosse affiche garage-surf avec Magnetix et Weakends de Bordeaux et les parisiens des Cavaliers. Les Magnetix fêtent la sortie de leur nouveau LP mais c’est déjà leur deuxième concert de suite « dans la capitale ». Ils ont un peu trop asébu de tout et leur set hautement foutraque s’en ressent, sans qu’on leur en tienne vraiment rigueur bien sûr. Leurs jeunes potos des Weakends s’en sortent un peu mieux mais ne laissent pas la même impression frappée que leur show au Zorba quelques jours plus tôt. Les Cavaliers ouvrent correctement la soirée mais ce n’est pas non plus leur meilleur concert. L’ambiance, par contre, est joliment décadante.

D’autres groupes rock’n’roll bordelais sont à l’honneur une dizaine de jours plus tard au Picolo et cette fois à l’intiative des Barrocks. On découvre ainsi l’honnête duo Beessies Forever, sorte de cousines des italiennes de Motorama. Et puis surtout on acclame les Wild Bud (photo) et leur country garage-punk pêchu. C’est le groupe de Victor Marco, excellent illustrateur bordelais et on reconnaît également Lichen Boy (ex Jakes) et The Rest of Alfredo Garcia (ex Fatals). Le final est particulièrement bouillant…

Le mois d’Avril commence de la plus belle des manières avec une soirée concoctée par l’asso Ali_Fib aux Instants Chavirés. La délicate américaine Larkin Grimm se lance en premier. Elle dégage quelque chose d’étonnant, fort, verdoyant, mystérieux comme une forêt bien sombre. Originaire de Géorgie, sa voix s’envole parfois comme un de ces grands oiseaux vifs dont l’envergure impressionne. C’est ensuite l’anglais James Blackshaw qui nous scotche de sa douze cordes qu’il emmène au cours d’un discret crescendo dans des univers des plus évocateurs. Etrange vision. Josephine Foster (et son discret complice à la guitare électrique, cf photo) débute son concert et on a la vive impression d’être projeté hors du temps. Grande et grâcieuse, Josephine effleure son instrument et l’on entend à peine sa voix. Comme des échos d’une époque lointaine. Peu à peu, la voix se fait un peu plus assurée mais un étrange halo continue de flotter dans l’air. Quelle belle évasion: par les voies de traverse, berçé par la brise d’un folk/blues délicat, secoué à l’occasion de quelques éclairs électriques plus urbains.

Deux jours plus tard c’est lors d’un dimanche à la Générale qu’on découvre Idm Theft Able qui, à l’instar de Phil Minton, fait de la musique principalement avec sa bouche et sa gorge. Oh il a aussi une très grosse barbe qui doit probablement avoir un rôle à jouer dans tout ça, ainsi qu’un bol d’eau. Le bonhomme travaille sérieusement du chapeau et sa performance mérite le détour mais il n’a pas la présence étonnante d’un Minton. Etonnement aussi un peu plus tôt devant les savants fous de Nozal Cube et leurs bidouilleries grinçantes. Bruno Coeurvert, artiste belge atypique que j’avais bien apprécié lors d’un show au Saphir 21, m’a semblé cette fois un peu « sage » pour déclamer ses chansons crues dans un bon paquet de langues européennes. Le spectacle de Ton Ami  (photo) d’à peine 15mn a été à mon sens le temps fort de la soirée. Ton Ami se met en danger au clavier pour des chansons improbables. Ton Ami oublie souvent ses propres chansons et c’est drôle. Ton Ami est vraiment très doué. Et pour finir un concert rigolo des Lapin Machin, ambiance lo-fi folk bricolo carton, on se croirait revenu à l’époque de Folk Implosion.

Le 22 à la Librairie En Marge, c’était le premier tour des élections ET la soirée de lancement du 45t du Ton Mité  (photo)sur le label Le Vilain Chien. McCloud avait préparé de belles décorations colorées en carton: une partie était collé aux murs et l’autre lui a servi comme accessoire pendant son concert. Les chansons du Ton Mité sont des chansons pour enfants, les enfants enfants, les enfants adultes, les adultes enfants; ça fait du monde. Il n’y a pas le côté profondément niais qu’on retrouve souvent chez les « chanteurs pour enfants ». Non là c’est l’univers du Ton Mité. Il y croit et nous, les enfants, on y croit. Quand il parle doucement avec son accent américain, on tend l’oreille. Quand il fait semblant de manger des frites dans un cornet, on y croit. Et ça fait du bien cette confiance et ces couleurs dans un monde froid et cartonné. Après on a bu une bière et mangé des cacahuètes en regardant les résultats à la TV dans le bar d’en face. La patronne était soucieuse mais elle avait du mal à en parler. On a un peu discuté et on a écrit des chiffres dans un carnet. La patronne était un peu rassurée.

48 heures plus tard, Dragibus (photo), aussi très populaire auprès du public enfant s’installe à la Générale. Un concert formidable coloré et acide comme un bonbon chimique, alcoolisé comme Bad Santa en fin de service, tonique comme la noyade du matin d’après. Mention spéciale aussi pour les américains de Death Sentence Panda et leurs comptines free rock des plus originales avec clarinette et flûte en cerises sur le gâteau.

Le 27 Ton Ami se lâche chez Zak. Deux claviers, dont un mini et un final acapella. Moi je dis bravo, vivement un disque. Sur Le Vilain Chien je présume.

Ah le joli mois de Mai. Protest Yourself. Sonic Protest. Le 6 aux Instants Chavirés. On chaloupe sur Chocolat Billy. On bute, on scotche sur l’intro en acier trempé de Billy Bao (photo). On a couru devant la scène. Un grand aux yeux clairs, deux petits aux yeux chocolat. Billy Bao. Un reptile, des amphétamines. Et un long morceau en forme de point d’interrogation, un long morceau pour nous évider, nous faire douter. Est-ce qu’on crie pour dire que ça fait mal ou est-ce qu’on se tait avec une pointe de respect à 99 cents? 99 bouches en bulles. Et un concert de quinze minutes. J’offre un sticker Brainbombs au chanteur, il est ravi. Les ludiques et drolatiques hispaniques des Chevaux de Düsseldorf prennent ensuite le relais, suivi par les brutaux norvégiens de Jazzkammer.

Le 8, les revenants de Sister Iodine  (photo) épatent la Générale avec un deuxième show en une semaine. Incroyable trio. Un batteur costaud qui taille autant dans le jazz que dans la frappe lourde et deux guitaristes en roue libre qui à coup de regards complices construisent des compos-univers en forme de fils de crêtes. Un beau travail d’équipe et quelques ascensions épiques qu’on n’est pas prêt d’oublier.

Le 10 au Saphir 21 les Crash Normal faisaient leur retour scénique après un an d’absence. Dans une formation réduite, en duo, ils ont déroulé quelques bonnes chansons de bedroom punk déviant, les fans d’Intelligence devraient apprécier.

Enfin le 27 à La Féline, les Demon’s Claws  (photo) enfin arrivés au bout d’une énorme tournée européenne, lâchaient leurs dernières forces et glaviots avec beaucoup de honky classe. Avec Piero des Fatals en gourou jogging, ils ont trouvé le bon équilibre instable.

A suivre…

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